Le présent article se propose de présenter les différents personnages qui ont porté le titre de seigneur de Bretoncelles. Notre propos s’appuie sur des études souvent anciennes, généalogiques ou héraldiques. Un certain nombre de ces éléments ont déjà fait  l’objet de publication en particulier dans les cahiers percherons. [1] Il ‘agit de faire le point sur des données très éparses mais plus faciles d’accès grâce à Gallica ou Google Books. Les renseignements disponibles ont été complétés  avec nos propres données issues pour l’essentiel du dépouillement des registres paroissiaux bretoncellois. De nombreuses incertitudes demeurent et la plus grande prudence s’avère nécessaire surtout pour les périodes les plus éloignées.

Si l’on suit l’abbé Fret, l’historien du Perche,« Les premiers seigneurs de Bretoncelles paraissent avoir été les sires de Dangeau, dont le premier connu, vivait en 1197. » [2] Il désigne Gilles de Cholet, vicomte de Dangeau,[3] comme premier seigneur de Bretoncelles, vivant en 1330.

 

La famille Cholet.  [4]

 

Cette famille, nous explique Maurice de Possesse, « occupait une place importante en Beauce au XII e et XIII e siècle. » [5] Nous renvoyons à son étude pour son origine et nous  nous intéressons aux membres ayant un lien avec Bretoncelles. Gilles de Cholet est le fils d’Yvon de Cholet, chevalier-banneret, seigneur de la Choletière (village près de Chartres). Il sert le roi pendant la guerre de Cent ans. Il fut fait prisonnier à la bataille de Crécy (1346). Vers 1450, il épouse Jeanne de Vendôme, veuve en première noce de Jean de Rochefort, seigneur, en partie, de Dangeau fief  relevant de la baronnie d’Alluyes, puis en seconde noce Robert le Vicomte, seigneur de Tremblay avec lequel, elle acquit en 1346, l’autre partie de la terre de Dangeau. [6] Yvon de Cholet  était décédé en 1369, il fut inhumé au prieuré de La Loupe. C’est donc probablement par l’héritage de sa mère que Gilles de Cholet, lui aussi chevalier-banneret, désigné comme seigneur de la Choletière et de Dangeau, devient seigneur de Bretoncelles. « En 1393, il rend aveu de sa terre de Dangeau à Robert de Flandre, seigneur d'Alluyes, fils d'Henri et de Yolande de Flandre, et mari de Marie de France, seconde fille de Jean le Bon. »[7] En 1394, il reçoit l’aveu de Regnaud d’Angennes [8] pour ses neveux dont il était le tuteur pour le fief de la Loupe. [9] Il décède peu après avoir fait son testament en 1436 et fut inhumé dans l’église de Dangeau. Gilles de Cholet eut deux épouses, avec la première Isabeau de Mauvinet décédée en 1416, il eut deux filles dont Gillette que nous allons suivre. Deux fils naquirent de sa deuxième union avec Jeannes de Varennes. Jean qui prit le titre de seigneur de la Choletière, de Dangeau et de Pommeray fut, comme son père, chambellan du roi.

Gillette de Cholet, dame de Bretoncelles.

C’est avec Gillette de Cholet, fille de Gilles de Cholet et d’Isabeau de Mauvinet qu’apparaît pour la première fois, en l’état de notre documentation, la seigneurie de Bretoncelles. Alors qu’elle avait reçu par testament de son père la seigneurie d’Urbois, son frère lui laissa en partage, le 14 octobre 1436,[10]  celle de Leureyville [11] et de Bretoncelles. C’est en tant que dame d’Urbois, de Leureville et de Bretoncelles qu’elle épousa Jean III de Chambray. Au décès de ce dernier fin 1459 début 1460, elle obtint la garde noble [12] de ses six enfants mineurs.

Après Gilette Cholet, le devenir de la seigneurie de Bretoncelles nous échappe. Eric Yvard, dans son étude sur l’église de Bretoncelles[13], indique que la paroisse de Bretoncelles comptait trois grandes seigneuries : Saussay, Jonville et Bretoncelles. D’après lui, au milieu du XV e siècle, les deux premières appartenaient aux seigneurs de Longny, la dernière, nous l’avons vu, à la famille de Chambray. Selon lui, à la fin du XV e siècle, les trois seigneuries appartiennent à René de Châteaubriant, baron de Longny, vicomte de Rémalard, seigneur de Lyon d’Angers, des Roches-Baritaut, « de Challain, de Verrières, de Montisambert à Buré, du Haut Plessis à Coulonges, de Bretoncelles, de Saussay, de Joinville et autres lieux. » [14] Reste une question comment les seigneurs de Longny  ont-ils récupéré Bretoncelles ? Nous n’avons pas retrouvé de lien entre les Chambray et les Châteaubriant dans les généalogies que nous avons consultées. L’hypothèse d’un achat par les seigneurs de Longny, en vue d’un regroupement de terres est envisageable. 

La seigneurie de Bretoncelles dans le giron des Châteaubriant.[15]

Si nous ignorons comment la seigneurie de Bretoncelles est passée aux mains des seigneurs de Longny, son arrivée dans le patrimoine de la famille Châteaubriant est mieux documentée. Les Châteaubriant, ancienne et illustre famille de Bretagne, ajoutent à leurs possessions la seigneurie de Longny grâce à deux mariages. Dans un premier temps, Jean de Châteaubriant, seigneur de Chavannes, de Chalain, des Roches-Baritaut, de Lyon d’Angers et autres lieux épousa Louise, dame de Longny veuve de Pierre Odart, seigneur de Cursai[16] et de Verrières en Loudunois. [17] Ils n’eurent pas d’enfant. De son premier mariage avec Jeanne de Coëtmen, Jean de Châteaubriant eut un fils, Théaude qui épousa le 6 août 1438, Françoise Odart, dame de Colombière en Touraine et baronne de Longny, fille unique de Louise de Longny et Pierre Odart. Ce mariage avec la fille de sa belle-mère consolida l’entrée de la seigneurie de Longny dans la famille Châteaubriant. Théaude était mort en 1470. De cette union, naquit René de Châteaubriant, baron de Longny, vicomte de Rémalard, seigneur de Lyon-d’Angers, de Chavannes et autres lieux. « Ce gentilhomme de la maison du Roi, conseiller et chambellan du roi Louis XI, épouse Hélène d’Estouteville, dame de la Roche-Bernard à Saint-Denis des Ponts près de Châteaudun (28), fille de Robert VII d’Estouteville, seigneur de Beynes, prévôt de Paris, et d’Ambroise de Loré, baronne d’Ivry. A sa mort en 1505, il laisse trois filles : Marie, Charlotte et Madeleine. » [18]

Les de la Noue, nouveaux seigneurs de Bretoncelles.[19] 

La seigneurie de Bretoncelles va à nouveau changer de main par le biais du mariage entre Madeleine de Châteaubriant, dame de Chavannes et Jean François, seigneur de la Noue à Fresnay-en-Retz en Bretagne, fils d’Olivier de la Noüe et de Jeanne de Laval. Qualifié à la mort de son père en 1481 de noble écuyer puis de noble et puissant seigneur, il est seigneur de la Noüe et de Guémené. Il se distingue pendant les guerres d’Italie et meurt vers 1547[20]. Dans son étude sur l’église de Bretoncelles, Eric Yvard fait état dans le haut du bas-côté nord sur la clef de la travée centrale « d’un blason orné des armes des familles de la Noue et Châteaubriant »[21] traduction dans l’espace ecclésial de l’union entre les deux famille. De son mariage avec Madeleine de Châteaubriant, il eut un fils François avec Bonaventure Lespervier, fille de François, seigneur de Briord, et d'Anne de Gouyon- Matignon.[22] L’existence d’un bail à ferme du 22 juillet 1552 atteste que François de Noue, deuxième du nom porte le titre de seigneur de Bretoncelles, terre dont il a hérité de sa mère Madeleine de Châteaubriant

« Bail à ferme consenti par h[aute] et p[uissante] dame Bonnav[enture]. Lespervier, vesve de feu h[aut] et [puissant] seigneur mess[ire]. Françoys de la Noë, chevalier, s[us] dud[it] lieu, la Rochebernard, Launay, Bertoncelles, le hault-Plessis, au nom et comme ayant la g[arde] n[oble] des enfans dud[i]t  defunct et d'elle, pour raison dud[it] Bertoncelles. »[23]

De cette union naquit le 18 août 1531[24], François de la Noue, troisième du nom,

« Par tradition familiale, il est tout d’abord au service du roi de France. Comme son père avait été gentilhomme de la chambre de François 1er, lui sera page auprès de Henri II.

Puis il fera carrière dans les armes. Il s’est converti très tôt à la Réforme (1558), à la suite de la venue en Bretagne de François d’Andelot, frère de l’amiral de Coligny. »[25] 

Sans titre 

Nous ne savons que peu de choses des rapports que François de la Noue a pu entretenir avec Bretoncelles.  En 1568, il rend « aveu des seigneuries de Bretoncelles et Montisambert rendu au roi, comte du Perche, par mess[ire] Françoys de la Noë, ch[evalier]  s[eigneur] dud[it] lieu,filz et hér[itier] de de[funt] mess[ire] Françoys de la Noë, ch[evalier] » . [26] La même année, il figure sur la liste des nobles du Grand Perche pour  la levée du ban et arrière ban. « Messire François de la Noe, fils et héritier de messire François de la Noe, chevalier, pour les fiefs, terres et seigneuries de Bertoncelles et Montisambert, au comté du Perche. »[27] Est-il présent dans la région ? La vie de François de la Noue, dit bras de fer du fait de la prothèse de son bras, est bien documentée. Fort occupé par ses différentes activités militaires et politiques, il est probable que  ses responsabilités de seigneur de Bretoncelles étaient remplis par des tierces personnes. Ainsi, il figure dans le procès verbal de la rédaction  des coutumes du Grand Perche le  20 juillet 1558 représenté par « maistre René Beraule, son bailly ».[28] Il meurt des suites d’une blessure reçue lors du siège de Lamballe, le 4 août 1591.[29]

La seigneurie de Bretoncelles va à nouveau changer de main, Eric Yvard, dans son étude sur l’église de Bretoncelles, indique que  « Louis d’Angennes, chevalier, seigneur marquis de Maintenon, diplomate sous le règne des rois Henri III et Henri IV, achète les seigneuries de Bretoncelles,  de la Madeleine-Bouvet et de Coulonges-les-Sablons après 1574 à François III de la Noue, dit « Bras de fer ». [30]

Angennes et Le Conte de Nonant : des seigneurs plus impliqués.

Avec les familles d’Angennes[31] puis Le Conte de Nonant, les seigneurs de Bretoncelles vont être plus présents dans la paroisse. Louis d’Angennes et son épouse Françoise d’O [32] eurent plusieurs enfants, deux d’entre-eux  retiennent notre attention en raison de leurs liens avec la seigneurie de Bretoncelles. Il s’agit de Jean et Louise Isabelle. Jean d’Angennes est qualifié de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi,  seigneur de la châtellenie de  Bretoncelles et Saussay. Il n’a, semble-t-il, pas d’autres possessions, il épouse en première noce Marie Bruslard dont nous ne savons rien. Sa présence à  Bretoncelles, où il réside dans son manoir de la Dourdannerie, est attestée par de nombreux baptêmes où il figure en tant que parrain.[33] En 1615,  sa fille illégitime est  baptisée. [34] Le 27 février  1622, Jean d’Angennes épouse Françoise de Pommereuil, fille de Charles, chevalier, seigneur de Moulin-Chapelle, et d’Anne de Vassy.[35]  En 1623, ils baptisent leur fille Anne dans l’église paroissiale. Cette dernière ne semble pas avoir vécue très longtemps mais l’absence de registre des sépultures avant 1640 ne permet pas d’en savoir plus. Leur présence dans la paroisse de Bretoncelles là aussi est attestée par les registres paroissiaux. Cependant, cette union est rapidement brisée par le décès de Jean d’Angennes en 1624.[36]

Françoise de Pommereuil, dame de Bretoncelles.

Arrêtons nous quelques instants sur  Françoise de Pommereuil. Elle est née le 16 février 1602. Son visage nous est connu grâce au portrait réalisé par Daniel Dumonstier, en 1627 [37] Il nous donne à voir une jeune veuve de 25 ans.

Sans titre 2

Chose intéressante l’inventaire de sa dot, lors de son mariage avec Jean d’Angennes a été publié, nous le reproduisons en annexe. Bien que sa valeur ne soit pas indiquée, il donne une idée du contenu de ce type de transfert de biens lors d’un mariage d’une fille de la moyenne  noblesse. Au décès de son mari Françoise de Pommereuil va continuer de vivre à Bretoncelles. Les registres paroissiaux, à nouveau, témoignent de sa présence en 1626, 1627, 1639.[39]   En 1640, [40] Françoise de Pommereuil épouse, à Bretoncelles,  Jacques d’Angennes seigneur
de Marville, Chambellan  de Gaston, duc d’Orléans fils de Louis d’Angennes chevalier, seigneur de La Loupe, Marville, Sainte-Colombe et Gasprée, conseiller d’Etat et au Conseil Privé du Roi, capitaine
de 50 hommes d’armes d’ordonnances  et de Françoise d’Auberville. [41] A partir de ce moment, elle devient la dame de Marville, présente lors de deux baptêmes en décembre 1640, elle est successivement dénommée « épouse du Haut et puissant messire Jacques chevalier seigneur de Marville »  puis « Dame de Marville ».[42] Jacques d’Angennes meurt en 1653, Françoise de Pommereuil teste en 1673, on ignore la date de son décès mais il dut survenir quelques temps après.[43]

La seigneurie de Bretoncelles dans la famille Le Comte de Nonant.

Les deux unions  de Jean d’Angennes avec Marie Bruslard puis Françoise de Pommereuil étant restées  stériles, la seigneurie de Bretoncelles dut revenir à Louise Isabelle[44] , dernière héritière vivante de Louis d’Angennes et son épouse Françoise d’O. Cette dernière meurt  en 1666, son union avec Antoine d’Aumont ne lui ayant pas donné de postérité, elle teste en faveur de Louise, sa nièce. Cette dernière est la fille de Charles d’Angennes marquis de Maintenon, baron de Meslay, seigneur du Parc et de La Moutonnière et de Françoise-Julie de Rochefort. [45]

Louise d’Angennes, née en 1608, épouse en 1639 [46] François Le Conte de Nonant né en 1600. [47]Il semble que les premières années du couple se soient déroulées à Paris où naît leur fils aîné et où sert le mari en tant que conseiller du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre et à la Fontaine-la-Louvet dans l’Eure, lieu de naissance de trois autres enfants.[48] A partir de 1647, la présence de la famille est repérée dans les actes de baptême de Bretoncelles. On retrouve ainsi Louise d’Angennes marraine de Louis David fils de Louis bailli des châtellenies de Bretoncelles et Saussay en 1647.[49] En 1654, c’est François Le Conte de Nonant qui est le parrain de François fils de Jean Gravelle, le greffier de Bretoncelles. [50] Lors du baptême, en 1663 de Louis de la Clergerie fils de Louis écuyer, sieur de Tennières et de damoiselle Dorville, le parrain est Jacques Louis, le fils aîné qui porte de ce fait le titre honorifique de marquis de Bretoncelles, sa mère étant la marraine. [51] François Le Conte de Nonant meurt le 21 août 1676[52]. Il est inhumé dans l’église de Fontaine-la-Louvet. Nous ignorons le devenir de Louise d’Angennes son épouse.

De l’union de François Le Conte de Nonant et Louise d’Angennes vont naître quatre enfants connus : Jacques Louis le 9 avril 1640 à St Paul, Leonor en 1642, Félix le 27 juin 1643 et Louis François le 7 février 1645. Sur Leonor, nous ne savons rien hormis l’année de son décès en 1664. L’aîné Jacques Louis porte, nous l’avons évoqué le titre honorifique de marquis de Bretoncelles, il est chevalier de St Jean de Jérusalem. Il est présent à Bretoncelles en 1664 lors d’un baptême et probablement en 1665 car son homme de chambre, Jean-François Lefebvre porte sur les fonts le fils de Marin Dutartre notaire et greffier de Bretoncelles et d’ Elisabeth Roy.[53] Nous ignorons  le nom de son épouse avec laquelle, il eut au moins un enfant Jacques. Il est tué le 23 août 1767 lors des guerres de Flandres au service de Louis XIV. Felix, le troisième fils, est lui aussi chevalier de St Jean lors du baptême de Félix le fils de Louis de la Clergerie en 1666, il est qualifié de marquis de Bretoncelles en 1672 et 1673. Il épouse Marie Elisabeth Vipart de Silly qui décédera en 1695.[54] De cette union, va naître Marie Felix dont nous reparlerons. Le quatrième fils du mariage de François le Conte de Nonant et Louise d’Angennes est Louis François. C’est aussi un militaire, colonel de dragons francs. Il est  fait lieutenant colonel des dragons en 1687, colonel en 1689, brigadier en 1694. Il épouse Françoise Vipart de Silly, poursuivant une habitude d’union entre ces deux familles. [55] Nous ignorons s’ils eurent des enfants.  Hormis lors du baptême du fils de Me Mathurin Hebert, procureur fiscal de la Châtellenie et d’Anne Lelarge, où il est noté chevalier, seigneur de Bretoncelles, Coulonges, Magedeleine et autres lieux,[56] il semble peu présent à Bretoncelles. Nous ne connaissons pas leur descendance. La vie de Françoise Vipar, a peut-être eu pour cadre Paris, où elle meurt 1687 [57] comme cela est noté dans le registre bretoncellois. Pour son mari, elle se déroule en partie à l’armée où il meurt  de façon accidentelle en 1696. A l’annonce de sa mort une cérémonie est organisée dans l’église paroissiale à sa mémoire. « Le 15 juillet 1696 est fait le convoi de la cérémonie du Haut et Puissant Seigneur Messire Louis François Le Conte de Nonant marquis vivant seigneur de Bretoncelles Brigadier des armées de Dragons du Roy décédé de dimanche dernier huitiesme courant à huit heures du matin a deux lieues de Beaumont en hainaut ayant été blessé de deux coups de pistollets par son Major onze jours auparavant. » On peut penser qu’avec la confrérie de charité de nombreux paroissiens rendirent un dernier hommage à leur seigneur.

 Jacques Le Conte de Nonant et Marie Anne de Riant de Villeray

C’est avec ce couple que la présence des Le Conte de Nonant est la mieux documentée et probablement la plus affirmée. Jacques Le Conte de Nonant est le fils  de Jacques Louis fils aîné de  François Le Conte de Nonant et Louise d’Angennes. Nous ignorons sa date de naissance comme d’ailleurs aussi celle de son décès. Il épouse Marie Anne de Riant de Villeray née vers 1662.[58] Il embrasse la carrière militaire, noté chevalier de l’ordre militaire de St Louis en 1703, [59] Il porte le titre de seigneur de Bretoncelles dans plusieurs actes, titre qui lui ait probablement échu au décès de Louis François en 1696. La titulature complète  figurant dans l’acte de baptême de son fils Louis en 1701 est : « seigneur de Saussay, Bertoncelles, Coullonges, la magdeleine Bouvet, Jonville, Menaut et autres lieux » [60]La vie du couple se déroule d’abord à Fontaine-la-Louvet où naissent leurs premiers enfants : le premier non prénommé, probablement décédé à la naissance en 1686, le second François Michel le 28 février1688, le troisième Jacques Pierre Charles le 15 décembre 1690.  Puis le couple vit à Paris dans la paroisse St Sulpice, rue St Benoît. C’est dans l’église St Sulpice que sont baptisés François Alexandre le 23 juin 1694 et Toussaint Jacques le 8 avril 1699. A partir de cette date, la famille est plus présente dans la paroisse. C’est là que meurt et est inhumé Toussaint Jacques, peut-être envoyé en nourrice comme pourrait le laisser penser la présence des autorités judiciaires aux obsèques.

« Le dit jour du samedi Saint dix huit avril 1699 à été inhumé dans le chœur de l’église de Céans du côté de chapelle du Rosaire un fils né à Paris du mariage de haut et puissant seigneur Messire Jacques Le Comte de Seigneur de Bretoncelles et autres lieux et Dame Marie de Riant de Villeray ; qui à été baptisé dans l’église de St Sulpice et à été nommé Toussaint le huitième Avril à six heures du soir. L’Inhumation faite  en présence de Messieurs de la Justice et plusieurs autres Personnes …» [61]

 En 1700, Jacques Le Conte de Nonant et sa famille résident à Bretoncelles comme en témoigne l’acte ci-dessous.  Ce choix est peut-être dicté par sa nomination comme « Capitaine des chasses des forests du Perche ». Pour marquer sa présence en tant que seigneur du lieu, le 16 février 1700 a lieu la présentation à l’église de Jacques Pierre Charles Le Conte de Nonant, âgé de neuf ans, fils «  de haut et puissant Seigneur messire Jacques Le Conte de Nonant comte de Fontaine, Chevalier des ordres militaires du Roy Capitaine des chasses des forests du Perche, seigneur de Saussay, Bretoncelles, Coullonges, La madeleine Bouvet, jonville, menaut et autres lieux ; et de haute et puissante Dame Marie Anne de Riant de Villeray son épouse demeurant ordinairement a Paris, et de présent demeurant dans cette paroisse …. »[62]

C’est à Bretoncelles que naît Louis Nicolas en 1701. [63] Notons que le parrain est Marin Cergier, cordonnier et la marraine Jeanne Bignon veuve de René Lejeune vivant sacristain. En 1703, est baptisé François Alexandre né en 1694, la marraine est sa sœur Françoise Alexandrine dont nous ne savons rien. [64] Portant le titre de sieur de Jonville, il est inhumé en 1710, à l’âge de 16 ans,  dans l’église de Bretoncelles sous le banc du seigneur.[65] Entre temps, en 1705, le seigneur de Bretoncelles se retrouve veuf, en effet

« Le Vingt neufième jour d’août mil sept cens cinq a été inhumé dans le chœur le corps de haute et puissante Dame Marie Anne de Riant de Villeray espouse de haut et puissant seigneur Messire Jacques Le Comte de Nonant Chevalier des ordres militaires du Roy, Seigneur de Bretoncelles, Coullonges et la Magdelaine, décedée de la veille, après s’être confessé à moy Curé de Bretoncelles[…] agée de quarante trois ans » [66] Il se remarie le 28 mai 1707 à Augan, dans le Morbihan avec Louise Anne Gatechair, Dame des Grées, de Lieusel, de la Grée-de-Callac et de la Ville-Moussart.[67]

Nous ignorons la date du décès de Jacques Le Conte de Nonant, dont nous n’avons d’ailleurs plus de trace dans les registres paroissiaux de Bretoncelles après le décès de son épouse. Cependant, il figure sur la dédicace de deux cloches fabriquées en 1713 avec l’ensemble de ses titres dont nous reproduisons la teneur en annexe. Une chose est certaine, en 1721, lors du mariage à Bretoncelles,  d’un autre de ses fils Marie Felix , noté marquis de Bretoncelles, avec Antoinette Tangue, il est mort. [68] Concernant sa descendance, nous savons que Jacques Pierre Charles, capitaine d’un régiment du roi, lui aussi à un moment donné, marquis de Bretoncelles  épousa Elisabeth Françoise Gilliers. [69] Cette dernière étant marraine en 1700. Ils eurent au moins deux enfants, Geneviève Marie, décédée en 1730 à Condé-sur-Huisne où elle était en nourrice[70] et un fils Felix Prosper né 8 mai 1725 - Nogent-le-Rotrou en Eure-et-Loir dont nous reparlerons.

Marie Felix, dernier seigneur de Bretoncelles de la famille le Conte de Nonant.

Marie Felix est fils de Felix le Conte de Nonant et de Elisabeth Vipar de Silly. Il est né à Fontaine-la-Louvet en 1683.[71] Il épouse Anne de Lanoy.[72] Nous ignorons tout de leur descendance. Le 9 décembre 1719, le couple endetté auprès des Chaumont cède moyennant 75 000 livres de principal et 20 000 livres de « pot de vin » les châtellenies de Bretoncelles et de Saussay.[73] Marie Félix conserve le titre de marquis, le couple est encore présent à Bretoncelles en 1727 lors d’un baptême  puis comme témoins lors du mariage de Charlotte Marie Binoist Dumesnil fille de Florent procureur fiscal de Bretoncelles en 1728. Il semble qu’ensuite, ils se soient retirés à Fontaine-la-Louvet où est inhumé Marie Félix, à 63 ans, le 9 janvier 1756,[74] dans le caveau familial. Si Marie Felix fut le dernier seigneur de Bretoncelles de la famille de Nonant, on peut rapidement évoqué Felix Prosper, il est reconnu comme le dernier descendant de cette branche des Nonant. Après une carrière militaire conforme à la tradition familiale, il entre en 1756 dans les Ordres. Opposé à la Constitution civile du clergé, il est arrêté le 26 février 1794 et exécuté le 9 juillet de la même année, à la barrière du Trône à Paris.[75]

Les seigneurs de Bretoncelles et l’église.

L’église paroissiale est un lieu marqué par la présence du seigneur du lieu. Il y dispose en général de sa chapelle, de son banc, lui-même et les membres de sa famille peuvent y être inhumés. Concernant les seigneurs de Bretoncelles, l’existence d’une chapelle seigneuriale est probable, [76]la présence du banc seigneurial est indiquée dans l’acte de décès de François Alexandre Le Conte de Nonant, il devait se trouver dans le chœur. Si nous  n’avons pas d’éléments permettant de dire que des membres de la famille d’Angennes furent inhumés dans l’église, trois Le Conte de Nonant le furent. Marie Anne de Riant épouse de Jacques en 1706 et deux de leurs fils Toussaint en 1699 et François Alexandre en 1710. C’est aussi un endroit où il peut affirmer sa puissance en participant à son embellissement. Il est fort probable, même si la documentation fait défaut, que les seigneurs bretoncellois et leur famille  ont participé à la mise en valeur du sanctuaire. Un domaine est mieux connu, il s’agit des cloches. Source de prestige par leur taille, d’identification par leur sonorité, élément indispensable de la structuration du temps, leur fabrication coûteuse nécessitait l’aide seigneuriale. Les registres paroissiaux font état de la bénédiction de plusieurs d’entre-elles. A chaque fois, la famille Le Conte de Nonant, associée en 1713 à celle d ‘Angennes, est présente. La première date de 1669. Puis, nous avons trois cloches en 1683 et enfin trois autres en 1715. 

« Le samedi quatrième jour de feburier année mil six cent soixante neuf a esté béniste par nous messire Louis collas ptre curé de Berthoncelles la grosse cloche de l’église de Saint Felix par hault et puissant seigneur messire Felix le Conte seigneur marquis de Fontaine du Rezeil seigneur de Lisieux ? , seigneur aussi de Berthoncelles  Coulonges et autres lieux, la dit bénédiction faite en présence et assistance de Me Pierre Collas ptre domicilié en ce lieu et Messire Jacques de la Croix ptre vicaire de céans qui ont signé » [77]

« Le dimanche quatriesme avril 1683 a esté faicte la benediction et ceremonie de nos trois cloches fondues la vigile sainct  Jean  dernier 1682 [à priori, il s’agit de la vigile de la fête de la nativité de St-Jean Baptiste 23 juin]. La grosse est première a esté beniste sous le nom de marie françoise par hault et puissant seigneur Mre Jacques vipart ?chevalier marquis de Silly Colonel d’un des vieux régiments de France, seigneur des austieux st Julin, maloisel, les Tôtes, la cohière neval, vassy, Saint Leger d’ozullé, saint Jouin, Lachy,  Les allieux, le Plessis –Remangard ? , fief Troussel, Trihais, La tombe en champagne les pav ? fonteines ; et haulte et puissante dame Marie françoise Vipart espouse de hault et puissant seigneur mre Louis François le Comte de Nonant chevalier seigneur de berthoncelles, du reru, Coullonges, la magdeleine et autres Lieu : La seconde soubs le nom de Ste Françoise, par le dessus seigneur de Bertoncelles, et haulte et puissante dame françoise de nonant espouse de Monseigneur de Silly : Le troisieme  et dernière Marie-elisabeth par hault et puissant seigneur Mre  Felix le Comte de nonant chevalier seigneur marquis de fonteines, et autres lieux, et par Demoiselle marie-elisabeth fille de Monseigneur de Silly  Les qquels ont avec nous signé » [78]

« L’an 1715, le 1 er jour de may a lissue de la messe en  léglise paroissiale de Bretoncelles a esté bénites les trois cloches nouvelles fondues la grosse au nom de St Jacques la moyenne au nom de françois michel et la troisième au nom de St Sophie le parrein et la mareine ?? pour les cloches et nommés par procuration par Louis Louveux escuyer sieur de Vigny et dame Catherine Lormeau épouse de Me Florent Binois procureur fiscal de cette chattelenie qui ont signé avec nous. »

Les parrains et marraines sont connus, grâce à la dédicace datée de 1713, pour deux des cloches. [79]Il s’agit de Jacques Le Conte de Nonant, seigneur de Bretoncelles et de Catherine Giraud  marquise douairière d’Angennes veuve de Charles d’Angennes, marquis de Maintenon pour la première, la grosse baptisée logiquement St Jacques et  de François Michel  de Nonant fils du seigneur et de François d’Angennes fille de Charles pour la moyenne sous le vocable de François Michel. L’origine du  nom de la troisième nous échappe car, il semble que le parrain et la marraine agissent par procuration.

Notons enfin pour clore ce chapitre, qu’Eric Yvard émet l’hypothèse que l’autel du bas-côté sud fut peut-être offert par Jacques d’Angennes, évêque de Bayeux, prieur de Moutiers s’appuyant sur la présence d’un St Jacques dans le fronton.[80] Ce dernier étant effectivement décédé à Bretoncelles en 1647 « ploré et regreté dun chacun »,[81] il fut inhumé à Maintenon

Chaumont et Aligre : des seigneurs absentéistes.

Avec les derniers seigneurs de Bretoncelles, l’attitude vis à vis de la paroisse va complètement changer. Rien ne permet dans l’état de nos sources de penser qu’ils vont séjourner  à Bretoncelles. Y passer parfois. Une chose est assurée, les terres percheronnes sont surtout des sources de revenus. Et si le titre de marquis de la Galaisière pouvait représenter  un certain prestige pour les Chaumont, la stature sociale des derniers seigneurs bretoncellois s’appuyait sur d’autres piliers. De fait, la gestion de la seigneurie se fit à distance, par l’intermédiaire d’hommes de confiance qui auront pour mission d’en tirer  le maximum. Les liens avec Bretoncelles étant ténu, nous nous contenterons de présenter ces personnages dont la vie est bien documentée par ailleurs.

 Antoine Chaumont et son fils. [82]

 Antoine Chaumont est né en 1671, il vit à Namur (Belgique) avec Catherine Baré une courtière en dentelles. Il est négociant en grain et à l’occasion banquier prêtant en particulier de l’argent à Louis XIV lors de la guerre de succession d’Espagne (1702-1713). Au cours de la Régence, le couple s’établit à Paris et s’enrichit avec le système de Law.[83] En 1719, Antoine Chaumont acquit une charge anoblissante de secrétaire du roi. La famille est naturalisée française par Louis XV en 1720. Prudents, ils investissent dans l’immobilier à Paris et la terre. En 1719, il achète la seigneurie d’Ivry-sur-Seine, celle de Mareil-le-Guyon près de Montfort l’Amaury et nous l’avons vu celle de Bretoncelles à Felix Le Conte de Nonant. Le 2 mars 1720, c’est la terre voisine de la Galaisière, érigée en marquisat pour Armand Jean de Riant qui tombe entre leurs mains.  Leurs achats dans la région ne s’arrêteront pas là. Ils entreprennent peu à peu d’accroître leurs possessions par l’achat de métairies et autres terres dans les paroisses de Condé, Saint-Germain-des-Groix, Rémalard, Maison-Maugis, Bretoncelles et la Madeleine-Bouvet. C’est d’ailleurs Felix Le Conte de Nonant qui se chargera en autre, de procéder à des acquisitions à Bretoncelles, Saussay, Coulonges et la Madeleine-Bouvet.[84] En 1734, Antoine de Chaumont obtient la confirmation de l’érection du marquisat de la Galaisière en sa faveur et celle de son fils. Il décède en 1753 à l’âge de 83, son épouse lui survit jusqu’en 1762. Parmi la nombreuse progéniture du couple, seul Jean Martin intéresse notre propos. Il est né à Namur en 1697. Il porte conjointement avec son père à partir de 1720 le titre de marquis octroyé à titre d’avance de hoirie.[85]  Ses parents lui ayant acheté une charge de conseiller au parlement de Metz, il prend le chemin de la Lorraine. Il épouse le 16 mai 1724 Louise Elisabeth Orry. Dans les différentes étapes de sa carrière, on relève un poste d’intendant de Soissons (1734-1736) et surtout la fonction de chancelier du roi Stanislas de Lorraine (1737-1766). De ce couple, est issu Antoine de Chaumont né à Paris le 4 octobre 1727 dit « M. de Bretoncelles ».[86] Il occupe plusieurs postes d’intendant : Montauban (1756), Lorraine/Barrois en 1758 et surtout Alsace de 1778 à 1790.  C’est avec lui que la seigneurie de Bretoncelles va changer de possesseur. Le 4 avril 1775, il vend au président d’Aligre ses biens du « Haut-Perche » moyennant la somme de 925 000 livres. A savoir, 260 000 pour le marquisat de la Galaisière, 225 000 pour la seigneurie de Saussay et 170 000 pour Bretoncelles, 11 620 pour des meubles … Le vendeur et son père conservaient la « dignité de marquis » pendant leur vie. [87]

 

Sans titre 3 

Sans titre 4

Les Chaumont et Bretoncelles.

En l’état de nos sources, nous n’avons que peu de traces directes de la présence de la famille Chaumont dans la paroisse. A la vue des parcours de Jean Martin chancelier de Lorraine et de son fils, on constate que du fait de  leurs responsabilités, ils ont souvent séjourné loin de leurs possessions percheronnes. La présence d’Antoine Martin est attestée en 1729 lors de la signature d’un bail du moulin d’Arrondeau.  « … Fut présent messire Antoine Martin de Chaumont chevalier marquis de la Galezière, seigneur de Bretoncelles, Sausay et autres lieux conseiller du Roy en tous les conseils maitre de requestes ordinaires de son hotel demeurant en son hotel a paris place Royale paroisse St Paul de présent en son château du dit Bretoncelles »  Il s’agit du château de Saussay. On peut penser que les Chaumont  effectuèrent aussi quelques séjours au manoir de la Galaisière, en profitaient-ils pour se rendre dans leur seigneurie bretoncelloise ? Des évènements ont pu les inciter à se rendre dans le Perche. Ainsi peut-on se demander si le chancelier et son épouse étaient présents  lors de la bénédiction de la « grosse cloche « Antoine-Elisabeth » de l’église de Condé le 3 juillet 1734 ou pour celle de « Antoinette-Martine-Louise-Elisabeth » de la Madeleine-Bouvet le 27 novembre 1745. M. Boyé signale un voyage d’Antoine en avril 1773 à la Madeleine Bouvet pour l’adjudication de la « grosse forge » du Moulin Renaud dont le chancelier était propriétaire depuis au moins 1744. La proximité de la Madeleine Bouvet  avec le château de Saussay rend plausible un séjour dans la paroisse.

Etienne François d’Aligre, dernier seigneur de Bretoncelles.

Né à Paris en 1727, il appartient à une célèbre famille de magistrat. Il fit l’essentiel de sa carrière au parlement de Paris dont il fut  premier président de 1768 à 1771 et de 1774 à 1788[89] Il amassa une fortune considérable. En juin 1776, il obtient la confirmation de l’érection des terres de la Galaisière en marquisat. A la Révolution, il émigra à Bruxelles et mourut en Allemagne en 1798. Ses possessions furent vendues comme biens nationaux. Nous ne nous étendrons pas sur cette vente car une étude sur cette vente fera l’objet d’une prochaine publication.

 

Sans titre 5

 

Les seigneurs de la Loupe maîtres d’une partie de Bretoncelles.

 

 Les conséquences du partage des territoires à l’époque féodale font qu’une partie de la paroisse de Bretoncelles avait pour seigneur, par l’intermédiaire du fief de Vaupillon, les seigneurs de La Loupe. La seigneurie de La Loupe a connu moins de mouvement que celle de Bretoncelles. Elle appartient à la famille d’Angennes depuis 1391 où elle restera jusqu’en 1655 date à laquelle elle passa par mariage au maréchal Henri de la Ferté-Saint-Nectaire ou Senneterre. La seigneurie de la Loupe restera dans cette famille jusqu’à l’émigration du marquis de la Ferté et la vente de ses possessions comme biens nationaux. Plusieurs types de documents attestent de la possession d’une partie du territoire de Bretoncelles par les seigneurs de La Loupe.

Le premier est tout simplement la titulature où figure dans la liste des seigneuries  « bertoncelles en partie »

« M[essire] Henry François Thibault De la Carte chevalier Comte de la Ferté Senneterre mestre de camp, lieutenant en second du régiment Colonel général de l’infanterie francaise et Etrangere, seigneur de la chatellenie de la Loupe, St Eliph, Vaupillon, Meaucé, Géhouville, Fontaine Simon, St Victor de Buthon ; Bertoncelles en partie, Marolles en partie, Saint Hilaire du Noyers et St Denis d’Authou aussi en partie et autres lieux … » [90]

La consultation des archives de la justice seigneuriale de La loupe permet de retrouver de nombreuses affaires où des bretoncellois sont partie prenante en tant que plaignant. Elles renferment aussi un certain nombre de foi et hommage, d’aveu et dénombrement concernant des fiefs [91] dépendant seigneurie de Vaupillon et de fait du seigneur de la Loupe. [92] Le seigneur de la loupe était aussi propriétaire de plusieurs moulins. [93] Il n’est pas possible pour l’instant d’apprécier la place des seigneurs de La Loupe sur la paroisse bretoncelloise. Mais que ce soit à travers les fiefs, dont l’étude sera à faire lorsque le récolement de la documentation sera terminé, de la main mise sur les moulins et de la justice seigneuriale dont relevait un certain nombre de paroissiens ou de  la possession de certains bois, elle n’était pas anodine.

 

Les seigneurs de Bretoncelles, qui se sont succédés, ont présenté des profils différents. Ils sont des seigneurs féodaux avec les Dangeau et les Châteaubriant. François de la Noue est un militaire et un politique engagé  d’envergure nationale et européenne, acteur à un niveau élevé dans les conflits religieux du XVI e siècle. Avec les Angennes, nous avons à faire plutôt à des gens de cour mais aussi à des militaires. Le caractère guerrier est plus marqué chez les Le Conte de Nonant, tous sont militaires et ils en payent le prix. Avec les Chaumont, nouveau statut, si le père est un homme d’affaire, son fils et son petit-fils embrassent la carrière administrative avec la chancellerie de Lorraine et des postes d’intendant. Enfin,  Aligre, le dernier seigneur de Bretoncelles est un magistrat. Plusieurs de ces personnages appartiennent à la « grande histoire » de France comme de la Noue, Aligre, et les deux derniers Chaumont. Concernant les modes de transmission de la seigneurie alternent, héritages, mariages et ventes.

Au terme de cet exposé une interrogation subsiste, quels rapports entretenaient seigneurs et habitants ?  Cette recherche, beaucoup plus complexe, mériterait d’être menée. Une chose est acquise, avec la Révolution française et l’émigration de leur dernier seigneur, les bretoncellois allaient connaître  de profonds changements dans leurs rapports sociaux, ils étaient dorénavant des citoyens.

Annexe 1 

Dot de Françoise de Pommereuil lors de son mariage avec Jean d’Angennes.[94]

 

Sans titre 6 

 

Annexe 2 

Titres de Jacques Le Conte de Nonant. [95]

HAVT & PVISSANT SEIGr MONSEIGNE Mre JACQVE LE COMTE DE NONANT CHr MARQVIS SEIGr DES CHASTELLENIES DE BERTONCELLES & SAVSSAY DES HAVTES JVSTICES & SEIGr DE IONVILLE MENANT COVLLOGE LA MAGDne BOVVET LE HAUT ET BAS PLESSIS LAVNAY LA DOVGERE LA BOVCHERE & AVTRES LIEUX ANCIEN LIEVTENANT AV REGIMENT DES GARDES FRANCOISE CAPITAINE DES CHASSES DES FORES ROYALLES DE BELLEME RHESNOT & DV PERCHE CY DEVANT CHr DE MALTHE CHr COMMAN DES ORDRES DE ST LAZARE & DV MONT CARMEL & DOYEN DES CHer DES ORDRES MILITAIRES DV ROY



[1] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul, d’après l’étude d’ Eric Yvard, Cahiers percherons 2013, n° 195

[2] Louis Joseph FretAntiquités et chroniques percheronnes: ou recherches sur l'histoire civile, religieuse, monumentale, politique et littéraire de l'ancienne province du Perche, et pays limitrophes, Volume 3 Mortagne 1840 p 464

[3] Dangeau, commune d’Eure et Loir (28) se trouve à 45 km de Bretoncelles.

[4] Nous nous appuyons entre autre sur l’article de Maurice de Possesse : Notes sur Dangeau et ses seigneurs Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir T VII p 91 et suivantes Chartres 1882.

[5] Ibid.,

[6]  Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. par de La Chenaye-Desbois et Badier  Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre (1699-1783). Tome 5 p 710 et suivantes. Paris  1863-1876 Gallica http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34209079q

[7] Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët  fiche Gilles Cholet http://www.perche-gouet.net/histoire/personne.php?personne=7736

[8] Regnaud d’Angennes, écuyer ayant acheté de la seigneurie de la Loupe à Simon II de Melun. Nous citons cet acte car nous retrouverons la famille d’Angennes plus loin dans l’histoire de Bretoncelles.

[9] Dictionnaire de la noblesse Op.cit.,

[10] Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët fiche Gilles Cholet http://www.perche-gouet.net/histoire/personne.php?personne=7736

[11] Leveville en Beauce (Eure et Loir)

[12] « Droit accordé au survivant de deux époux nobles, de jouir du bien des enfants, venant de la succession du prédécédé, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint un certain âge, à la charge de les nourrir, de les entretenir et de payer toutes les dettes, sans être tenu de rendre aucun compte. » http://www.cnrtl.fr/definition/garde-noble

[13] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit .,

[14] Ibid.,

[15] Etabli en suivant entre autre leDictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. par de La Chenaye-Desbois et Badier  Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre (1699-1783). Tome 5 p 372 et suivantes. Paris  1863-1876 Gallica http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34209079q

[16] Curçay-sur-Dives (86).

[17] Nous n’avons pas trouvé d’éléments de chronologie concernant ces deux personnages.

[18] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit.,

[19] D’après Poli, Oscar de « Précis généalogique de la maison de La Noüe » Paris  1886 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5461059j

[20] Op.cit., p 57

[21] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit., p 7

[22] Ibid., p 58

[23] Op.cit., Preuve 117 (Mondonville, VI, 593)

[24] Acte de baptême de François de La Nouë édité par Dominique Cheguillaume. Société d’histoire du protestantisme. http://www.shpf.fr

[25] http://www.museeprotestant.org/notice/francois-de-la-noue-1531-1591/

[26] Op.cit., Preuve 126 (Mondonville, V, 642)

[27] Documents sur les familles du Perche. Rôles du ban et arrière ban de 1568, 1675, 1675. Lettres-patentes, arrêts, règlements etc., y  relatifs … publié par le Vicomte Olivier de Romanet. Gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54698732.

[28] Coustumes des pays, comté et bailliage du grand Perche, & des autres terres & seigneuries régies & gouvernées selon iceux . Imprimées sur l'original signé et scellé ou seel de messieurs les commissaires qui ont procédé à la rédaction... Avec les apostilles de maistre Charles Du Moulin et autres, contenans plusieurs arrêts... Nouvelle édition augmentée... Ed N.Doublet Chartres 1737. Gallica http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb333331180.

[29] Société de l’histoire du protestantisme français http://www.shpf.fr

[30] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit. ;

[31] « La famille d'Angennes fut une noble maison de France, ainsi nommée de la terre d'Angennes en Thymerais (Perche). Elle est connue depuis le XIV e siècle Les membres de cette famille ont porté le titre de seigneurs, puis de marquis de Rambouillet, de marquis de Maintenon, et autres. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_d%27Angennes

[32] Louis d’Angennes, né en 1536 ? est décédé après le 15/05/1601 est marquis de Maintenon, baron de Meslay, seigneur de La Moutonnière et autres lieux.  Chevalier des Ordres du Roi, il  occupe les postes de conseiller d’Etat, Grand-Maréchal des Logis de la Maison du Roi, ambassadeur extraordinaire en Espagne, capitaine de 50 hommes d’armes. Il épouse  avant le 16/09/1573 Françoise (alias Jeanne) d’O  née en 1554  et décédée après 1587. Elle fut  dame d’honneur de la Reine- Mère Catherine de Médicis. Ses parents étant de Jean, marquis d’O et de Maillebois, capitaine de la Garde Ecossaise du Roi, et d’Hélène d’Illiers d’après Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume.... Tome 2 / par le P. Anselme,... ; continuée par M. Du Fourny. p 427 Gallica http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb364049172

[33] 5/1/1612, 21/6/1615  Registre des baptêmes 20/8/1600-22/04/1618 3NUMECRP61/EDPT493_6 A.D ORNE http://archives.orne.fr  7/1/1617, 17/3/1619, 7/6/1720 Registre des baptêmes 19/3/1616-23/10/1626  3NUMECRP61/EDPT493_7 A.D ORNE http://archives.orne.fr 

[34] Le nom de la mère ne figure pas dans l’acte, la lecture du prénom peu claire. 3/5/1615 Registre des baptêmes 20/8/1600-22/04/1618 3NUMECRP61/EDPT493_6 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[35] Ibid.,

[36] Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume.... Tome 2 / par le P. Anselme,... ; Op.cit.,

[37] Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure. Evreux 1886 Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32849263g/1886

[38] Ce portrait figure sur le site de Catherine et Bernard Turpin. « Histoire de Marville -les-bois »  commune d’ Eure et Loir. Françoise de Pommereuil porte le titre de Dame de Marville, ce qui est conforme comme nous allons le voir. https://sites.google.com/site/histoiremarvillelesbois/

[39] 2/1- 8/ 2-21/8- 3/9-24/12 1626, 2/2- 7/10 (2 fois) 6/3- 16/12  1639 Registre des baptêmes 19/3/1616-23/10/1626  3NUMECRP61/EDPT493_7  et Registre des baptêmes 25/10/1626-28/2/1639  3NUMECRP61/EDPT493_8 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[40] En non en 1630 comme cela figure dans plusieurs ouvrages. 10/11/1640  Registre des mariages de Bretoncelles 3/9/1640- 20/2/1651 3NUMECRP61/EDPT493_9 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[41] Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume.... Tome 2 / par le P. Anselme,... ; Op.cit.,

[42] 25/12 et 31/12 1640 Registre des mariages de Bretoncelles 6/3/1639- 18/2/1642 3NUMECRP61/EDPT493_9 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[43] « Histoire de Marville -les-bois ». https://sites.google.com/site/histoiremarvillelesbois/

[44] Louise-Isabelle d’Angennes née 1587, décédé le 25/11/1666 à Paris. Elle  épouse en 1633 Antoine d’Aumont décédé le 13/04/1635 à Paris marquis de Nolay, baron d’Estrabonne et de Chappes, comte de Châteauroux. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume.... Tome 2 / par le P. Anselme,... ; Op.cit.,

[45] Ibid.,

[46] Ibid.,

[47] Fils de Louis Le Conte de Nonant, seigneur de Villers de Baucourt et de Catherine Ferey, dame du Recu, Rescu ? et du Refend.

[48] D’après les études généalogiques mise en ligne sur Geneanet par Alain Garric, Chantal Chevallier Lanthory, Daniel Louis

[49] 2/11/1647 Registre des baptêmes 19/2/1642-1/1/1651 3NUMECRP61/EDPT493_10 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[50] 11/4/1654 Registre des baptêmes 13/5/1651-1657 3NUMECRP61/EDPT493_11 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[51] 26/10/1663 Registre des baptêmes 1658-1663 3NUMECRP61/EDPT493_12 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[52] 21/8/1676 B.M.S 1676-4/1/1678 3NUMECRP61/EDPT493_30 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[53] 14/11/1664 et 14/1/1665. Registre des baptêmes 1664-1669 3NUMECRP61/EDPT493_13 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[54] 17/12/1695, inhumée à Fontaine-la-Louvel. Daniel Louis Geneanet.

[55] Notons aussi que Jacques Vipar de Silly épouse en 1624 Françoise Le Conte de Nonant, dame de Raray. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Vipart.pdf

[56] 4/3/1683 Registre des baptêmes 1681-1685 3NUMECRP61/EDPT493_29 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[57] 12/4/1687 B.M.S 1686-1/1/1688-1685 3NUMECRP61/EDPT493_30 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[58] Elle décède en 1705 à l’âge de 42 ans.

[59] 29/1/1703 B.M.S 1702-1709 3NUMECRP61/EDPT493_35_2  A.D ORNE http://archives.orne.fr

[60] 26/6/1701 B.M.S 1701 3E2_061_1 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[61] Ibid.,

[62] B.M.S 1700 3NUMECRP61/EDPT493_35_1  A.D ORNE http://archives.orne.fr

[63]  26/6/1701 B.M.S 1701 3E2_061_1 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[64] 29/1/1703 1702-1709 3NUMECRP61/EDPT493_35_2  A.D ORNE http://archives.orne.fr

[65] 29/1/1703 1710-1711 3NUMECRP61/EDPT493_36_1  A.D ORNE http://archives.orne.fr

[66] Inhumation de Dame Marie Anne de Riant de Villeray, 29 août 1705 BMS (1702-1709) 3NUMECRP61/EDPT493_35_2 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[67] Augan 1669-1710 A.D Morbihan Michel Valette http://gw.geneanet.org

[68] 24/2/1721 B.M.S 12/2/1720-28/2/1721 3E2_061_2_2 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[69] Noté Elisabeth de Gilliers dans l’acte évoqué plus loin.

[70] 20/3/1730, B.M.S 1721-1735 3NUMECRP61/EDPT493_20_15 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[71] Daniel Louis http://gw.geneanet.org

[72] Nous lisons Jandre de Lanoy, dans un acte, elle est aussi prénommée Antoinette et  écrit de la Noix.

[73] Boyé Pierre « Le chancelier Chaumont de la Galaiziere et sa famille » Le Pays Lorrain Société archéologique de Lorraine Nancy 1936 p 116 Coté donné dans l’article :  Acte sous-seing privé reconnu par sentence du Châtelets le 17/8/1720, Archives de la  Seine, DQ10 1474, dossier 3952.

[74] B.M.S (1738-1792) 8 MI 1774 http://archives.eure.fr

[75] Pour plus de renseignements voir R. Gobillot Dom Félix-Prosper de Nonant, 1725-1794, Cahiers percherons n°34 (72-2).

[76] Eric Yvard émet cette hypothèse, voir note 6 p 7 Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit. ;

[77] 4/2/1669 B.M.S  4/1/1678 – 31/12/1679 3 NUMECRP61/EDPT493_ 27 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[78] 4/4/1683 B.M.S 1/1/1681–1685 3NUMECRP61/EDPT493_ 29 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[79] Base de données Palissy ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine. http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/

[80] Bretoncelles, l’église Saint-Pierre et Saint Paul Op.cit. ; p 12

[81] 15/5/1647 registres des sépultures 29/3/1640 1681–1685 3NUMECRP61/EDPT493_ 18 A.D ORNE http://archives.orne.fr

[82] Rien d’original dans ce qui suit tiré de Boyé Pierre Le chancelier Chaumont de la Galaiziere et sa famille  Le Pays Lorrain Société archéologique de Lorraine Nancy 1936 p 116 et suivantes.

[83] « A la mort de Louis XIV, en 1715, les caisses de l'Etat sont vides. Un écossais, John Law, propose la création d'une banque qui émettra du papier-monnaie contre de l'or et prêtera à l'Etat le métal récolté. La solution séduit le Régent qui autorise en 1716 l'ouverture de la Banque générale qui deviendra Banque Royale en 1718. » http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/systLaw.htm Cette première expérience de l’utilisation du papier monnaie en France dite « système de Law » se terminera en banqueroute « ruinant bon nombre d'actionnaires, tout en enrichissant considérablement ceux qui avaient su revendre à temps. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_de_Law

[84] Felix Le Conte de Nonant évoque la somme de 20 000 livres. Boyé, Op.cit.; p 118

[85] Avance sur l’héritage.

[86] Boyé Pierre « Le chancelier Chaumont de la Galaiziere et sa famille » Le Pays Lorrain Société archéologique de Lorraine Nancy 1937 p 481

[87] Ibid. ; p 145.

78https://www.musee-lorrain.nancy.fr/fr/collections/les-oeuvres-majeures/la-galaiziere-est-cree-chancelier-par-stanislas-80

[89] https://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_François_d%27Aligre

[90] Justice seigneuriale de La Loupe Audience du 10/11/1786 p 43. Audiences 18/5/1786-22/10/1786 B 3132 A.D.E.L

[91] Ayant pour nom : Francollet, Pillotière, Clos aux bœufs, Crochetière, Leveterie, Minetière, Moulin Viel …. Justice seigneuriale de  La loupe série B A.D.E.L

[92] A certaines périodes comme en 1736, la seigneurie de Vaupillon semble autonome. Nomination  Fief de la Crochetière 13/7/1736 B 617 A.D.E.L

[93] Moulin viel, Moulin neuf, Petit moulin, Moulin de Courvoisier, Moulin de Haute-Planche. Nombreux baux dans les fonds des Notaires de La Loupe.

[94]  A.D 27, fond de la seigneurie du Moulin Chapel in Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie Caen 1888 p 259 et suivantes  Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb345348597/1888

[95] Base de données Palissy ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine. http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/